Rencontre avec Matthieu
Bonjour, je m’appelle Matthieu Mureau. Je suis Consultant Géomaticien SIG chez Coexya depuis 15 ans.
Au fil de mon parcours, j’ai travaillé sur de nombreux aspects de la géomatique : le traitement et la qualité des données, la conception de bases de données, la cartographie, les graphes, la topologie ou encore la gouvernance de la donnée. J’ai également eu l’occasion d’intervenir sur différentes technologies, des solutions ArcGIS aux outils open source plus récemment.
J’ai accompagné des clients issus de secteurs très variés : l’eau et l’assainissement, le cadastre, les collectivités territoriales, les transports, l’énergie ou encore le monde de la CAO et du BIM.
Qu’est-ce que les Systèmes d’Informations Géographiques ?
Les SIG, ou Systèmes d’Informations Géographiques, regroupent l’ensemble des outils permettant de stocker, gérer, analyser et représenter des données géographiques.
Derrière une carte se cachent en réalité beaucoup de données, de traitements et de règles métier. Un SIG permet par exemple de localiser des équipements, planifier des interventions, analyser un territoire ou encore faciliter la prise de décision grâce à la visualisation de l’information.
Chez Coexya, nous intervenons sur l’ensemble de cette chaîne : développement d’applications SIG, automatisation des traitements géographiques, gestion des infrastructures de données spatiales, accompagnement des utilisateurs et valorisation de la donnée géographique.
Peux-tu nous en dire plus sur ton métier de consultant SIG et nous présenter tes principales missions ?
Mon métier consiste avant tout à comprendre les besoins de nos clients et à transformer ces besoins en solutions concrètes.
Je participe à des missions très variées : études d’architecture, maintenance et évolution de plateformes SIG, conception de modèles de données, migration de systèmes d’information géographique ou encore mise en place de traitements automatisés.
J’interviens également sur des projets de longue durée, parfois sur plusieurs années, qui peuvent concerner la migration d’une plateforme SIG complète, l’intégration de données issues de systèmes de CAO vers des référentiels géographiques, la création d’outils cartographiques ou la publication de services web.
Une part importante de mon activité est consacrée à la conception, à la documentation et aux échanges avec les clients et les équipes. J’accorde aussi beaucoup d’importance au partage des connaissances, notamment autour de technologies comme FME, ArcGIS ou maintenant QGIS, afin d’accompagner la montée en compétence de nos géomaticiens.
Quels outils ou technologies utilises‑tu le plus dans ton travail ?
Pendant longtemps, mon principal compagnon de route a été FME, un outil très puissant pour l’intégration et la transformation de données géographiques.
J’utilise également régulièrement des clients SIG comme ArcGIS Pro ou QGIS, des bases de données spatiales, des environnements de développement et différents outils d’administration de plateformes.
Puis en venant ici, j’ai appris à utiliser un éditeur de code (IDE), et GitLab forcément.
Mais si je suis honnête, les outils que j’utilise probablement le plus au quotidien restent ceux de la suite Microsoft Office ! Entre les comptes-rendus, les études, les spécifications, les présentations et les échanges avec les clients, ils occupent une place importante dans le métier de consultant.
Et depuis quelque temps, les assistants basés sur l’intelligence artificielle font eux aussi partie de mes nouveaux collègues virtuels.
Qu’est‑ce qui t’a le plus attiré dans ton domaine d’activité / le domaine des SIG ?
À l’origine, c’était le travail organisé entre le terrain et le bureau qui s’organisait autour de plans et de cartes qui m’a attiré.
J’ai toujours trouvé fascinant le fait de représenter le monde réel sur une feuille de papier ou sur un écran. Une même donnée peut raconter des histoires très différentes selon la manière dont elle est présentée.
Le domaine des SIG combine également plusieurs aspects que j’apprécie : la représentation visuelle, la logique, l’analyse et la résolution de problèmes. C’est un métier où l’on navigue constamment entre la technique et la compréhension des usages métiers.
Qu’est‑ce qui te passionne le plus dans ton travail ?
Ce qui me plaît le plus, c’est la diversité des problématiques auxquelles nous sommes confrontés.
Derrière chaque projet, il y a une problématique concrète à résoudre : optimiser un itinéraire pour une personne à mobilité réduite, aider à programmer des travaux, organiser un événement, intégrer un chantier cadastral ou améliorer la qualité d’un référentiel de données.
Chaque sujet est différent et nécessite de comprendre le contexte, les contraintes et les besoins des utilisateurs. C’est cette variété qui rend le métier particulièrement stimulant.
Une chose que peu de gens savent sur ton métier mais qui te semble importante ?
On associe souvent les SIG à la cartographie, mais la carte n’est en réalité que la partie visible de l’iceberg.
Une grande partie de notre travail consiste à écouter les utilisateurs, comprendre leurs besoins, structurer les données et imaginer des solutions adaptées. Les compétences techniques sont importantes, mais l’écoute, la curiosité et la capacité à faire le lien entre plusieurs métiers le sont tout autant.
Un bon consultant SIG n’apporte pas seulement une réponse technique : il aide à transformer une problématique métier en solution opérationnelle.
Ce projet a une saveur particulière pour moi, car il fait écho à une partie importante de mon parcours. J'avais déjà participé au développement de ces outils il y a une dizaine d'années, sur des bases que j'utilisais déjà il y a plus de quinze ans quand j’étais encore au Grand Lyon.
Pouvoir revenir sur un projet aussi structurant, tout en le modernisant avec les technologies actuelles, est une expérience particulièrement enrichissante. Cela permet également de mesurer le chemin parcouru par les outils SIG et les besoins des utilisateurs au fil du temps.
Comment décrirais tu l’ambiance et la dynamique d’équipe au sein de ton pôle ?
L’ambiance est très collaborative.
Nous intervenons sur des projets différents mais nous avons tous un intérêt commun pour la géomatique et la donnée géographique. Les équipes se croisent régulièrement au fil des missions, ce qui favorise les échanges de bonnes pratiques et le partage d’expérience.
J’apprécie particulièrement la diversité des profils et des expertises présentes dans le pôle. Chacun apporte son point de vue et son expérience, ce qui est très enrichissant au quotidien.
Il y a également une bonne convivialité en dehors des projets, notamment à travers diverses activités organisées sur les temps de pause ou de déjeuner.
Qu’est ce qui t’a amené à rejoindre Coexya ?
La curiosité.
À l’époque, j’étais client de Coexya et je souhaitais découvrir l’univers des sociétés de services informatiques. Je pensais y rester un an afin d’élargir mon expérience professionnelle.
Finalement, quinze ans plus tard, je suis toujours là. La diversité des projets, les évolutions technologiques, la variété des secteurs d’activité et les rencontres réalisées au fil des années ont largement contribué à prolonger l’aventure.